J’ai couru mon premier marathon

J’ai couru mon premier marathon

Zone de confort, ici Hanine !

Tout est parti d’un message reçu, un commentaire qu’on m’a posté …

« Le marathon de Paris, c’est le dimanche 1er avril et les inscriptions c’est maintenant… Je dis ça, je dis rien …:) »

Il y a deux choses que j’adore dans la vie : relever des défis et courir derrière les filles aussi 😉 alors CHALLENGE ACCEPTED !

J’ai 6 mois pour me préparer mais tout ne va se passer comme prévu.

Paris, France

Ligne de départ du marathon

Un marathon, ça ne s’improvise pas : c’est 42,195 km à parcourir. La plus grande distance que j’avais parcouru avant celle-ci, c’était pour un semi-marathon, soit 21 km. Alors, j’avais intérêt à bien me préparer. La course a réellement commencé il y a plusieurs mois et il fallait que je réussisse à garder la motivation jusqu’au bout en plus de gérer plusieurs blessures et imprévus. Pour cela, j’ai puisé dans plusieurs techniques de développement personnel et management que je connaissais.

Comment atteindre un objectif ambitieux ?

Je vais vous lister quatre étapes qui vont vous permettre, durant la réalisation d’un projet ambitieux, de garder la motivation sur le long terme et de ne surtout rien lâcher !

Étape 1 – Diviser un objectif important en plusieurs sous-objectifs qu’il faudra programmer sur la durée. Vous garderez plus facilement la motivation en atteignant des sous-objectifs régulièrement.

Étape 2 – Créer un écosystème. Pour garder la motivation, entourez de personnes ayant le même objectif afin de créer un cercle bénéfique autour de vous. Parlez également de votre projet autour de vous afin de créer une pression sociale positive.

Étape 3 – Mesurer et noter les progrès en incluant une activité amusante. Par exemple, je m’interdisais d’écouter de la musique en dehors de mes séances de running.

Étape 4 – Se féliciter et célébrer chaque victoire. Soyez fier de vous quand vous atteignez un de vos objectifs !

Avec toutes ces techniques, la motivation devient juste une conséquence de l’environnement.

C’est mon jour, une nouvelle étape dans ma vie, un grand accomplissement personnel.

Durant un marathon, il faut faire preuve d’humilité : qu’on soit le débutant en running ou le champion des marathons, aucun ne peut savoir comment va se dérouler la course.

Au début, tout va bien. Au bout de 54 minutes de course, j’ai parcouru 10 km à une vitesse moyenne de 11,5 km/h. Mon niveau de fatigue est faible.

Arrivé à la moitié de la course, mon niveau de fatigue est moyen. Ça fait presque 2h que je cours et pour l’instant, je me sens toujours capable d’avancer.

Et là, le MUR. Ce fameux mur dont tout le monde m’a parlé durant mes mois d’entraînement. Ça fait 30 km et mon niveau de fatigue est élevé. C’est à ce moment-là que beaucoup abandonnent à cause de l’épuisement : comme toute notre réserve de glucides a déjà été vidée, notre corps pompe l’énergie nécessaire à l’effort dans nos lipides, ce qui cause une fatigue musculaire et nos muscles ne se contractent plus correctement.

Pourtant, je tiens encore le coup, j’ai un défi à relever !

Mais 6 km plus loin, mon niveau de fatigue est vraiment critique : mes muscles sont tétanisés, mon ancienne blessure se réveille et est plus douloureuse que jamais… Ce n’est pas un mur que j’ai devant moi mais la Muraille de Chine !

Je vois les gens tomber d’épuisement devant moi, des larmes de douleurs et de fatigue coulent …

Désolé, mais je n’en peux vraiment plus …

Dans le développement personnel, des fois, on rencontre des phrases bidons comme « Qui veut, peut » ou encore « Tout est dans le mental ». Mais en fait, elles ne sont pas si bidons que ça. Ce sont des phrases qui se vivent et là, au moment où je me sens vidé de toute énergie et de toute force, je comprends enfin le vrai sens de ces phrases. Il est hors de question que j’abandonne maintenant !

Niveau de fatigue ? On s’en fout, bordel ! Je ne dois pas m’arrêter. 1500 m avant la ligne d’arrivée, je monte à 15 km/h … 500 m avant la ligne ! Je suis à 18 km/h ! Je vois la ligne d’arrivée …

J’ai enfin réussi, je suis un marathonien !

Il y a 5 ans, si vous m’aviez croisé – sûrement dans une boîte de nuit – et dit qu’un jour, je courrai un marathon, j’aurais sûrement pensé que vous étiez encore plus bourré que moi, pourtant, fallait le faire à cette époque.

La vie est un jeu, Goodbye Comfort Zone !

1 Commentaire

  • Pierre Posted 19 avril 2018 19 h 20 min

    Hello Hanine,

    Super retours d’expérience ! ça fait chaud au coeur de voir que tu repousses tes limites malgré les difficultés (et les crampes ><) 🙂

    Je viens de découvrir ton blog et j'adore le concept !

    Bonne continuation à toi !

    Ps : j'espère que ta préparation physique et NUTRITIONNELLE étaient adaptées et que tu n'y es pas allé que au mental 😉

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