Et si votre vie se transformait en un jeu aux possibilités infinies ?

 

Si vous aviez une baguette magique, à quoi voudriez-vous que votre vie ressemble aujourd’hui ? Quelle chose auriez-vous aimé avoir déjà accompli s’il n’y avait plus aucune limite au possible ? Voici deux questions très importantes et dont les réponses sont parfois compliquées. Mais la vraie question -et la seule qui a de l’importance ici- est la suivante : Quelle est cette chose, cette force invisible qui vous a empêché, jusqu’à présent, d’atteindre cette vision idéale  de vous-même et de votre vie ?

Je me rappelle précisément de ce jour de 2006 – nous étions en hiver- où j’ai découvert l’existence d’une discipline qu’on appelle le développement personnel ou l’amélioration personnelle. J’étais littéralement fasciné par ce nouveau monde de possibilités qui me promettait d’enfin devenir cette meilleure version de moi-même, d’accomplir des choses extraordinaires et de me créer une vie sur-mesure.

À la base la vie est un jeu de hasard complètement injuste : on ne choisit pas notre pays de naissance, notre environnement social, et encore moins notre apparence physique ou les différentes expériences qui donnent, au final, cet adulte que nous devenons. Ça pourrait s’arrêter là. On pourrait percevoir la vie comme une fatalité où tout est une question de chance ou de malchance. Ou alors, on pourrait imaginer un instant que la réussite personnelle et financière, que la confiance en soi, que le charisme, que nos relations avec les autres, que notre forme physique et même que notre niveau de bonheur ne sont plus une fatalité mais qu’il y ait bel et bien une science derrière tout ça : avec des méthodes, des outils et des stratégies !

Alors, il suffirait juste d’en comprendre les règles et de les appliquer pour que tout devienne possible ?

Le défi des 365 jours

 

Malheureusement, ce n’est pas aussi simple que ça. Durant les 10 ans qui ont suivi ma découverte du développement personnel et les plusieurs centaines de livres, de formation et de séminaires que j’ai suivi, j’ai dû appliquer moins d’un 1% de ce que j’apprenais. Ça a quand même suffit à me transformer : j’étais moins timide, plus à l’aise en public avec une certaine réussite professionnelle après mon diplôme de fin d’études. Mais au fond de moi-même, je sentais une certaine frustration entre tout ce monde de possibilités que j’avais découvert et ce à quoi ressemblait ma vie et surtout j’avais besoin sortir de cette routine « métro-boulot-dodo ».

C’est comme ça que j’ai eu l’idée de créer un blog et de me lancer dans un projet durant l’année 2016 : celui de sortir de ma zone de confort en accomplissant une action par jour pendant 365 jours. Ça reste l’expérience la plus extraordinaire de ma vie et il m’arrive encore, presque chaque jour, de me poser la question : qu’est-ce que je pourrais faire de nouveau ou différent aujourd’hui pour tendre vers cette meilleure version de moi-même ou pour explorer un maximum de possibilités que m’offre la vie ?

Mais au-delà de tout ce que cette expérience m’a apporté, c’est surtout ma vision du dépassement de soi et de l’amélioration personnelle qui a changé : je ne voyais plus ça comme quelque chose de contraignant ou d’ennuyeux. Je ne me suis jamais autant amusé que depuis que le commencement de ce projet et j’avais de plus en plus l’impression que ma vie était un jeu aux possibilités infinies où chaque action en dehors de ma zone de confort était le début d’une aventure extraordinaire.

Durant tout ce temps, sur le blog et les réseaux sociaux, je recevais de plus en plus de commentaires et de messages pour me demander des conseils. Je ne voulais surtout pas tomber dans le cliché des conseils de vie. Je savais par expérience qu’il ne suffisait pas de savoir ce qu’il fallait faire mais qu’il y avait une force invisible à surmonter. Je savais qu’il y avait des ingrédients, des leviers psychologiques qui faisaient que, désormais, j’arrivais à m’amuser tout en accomplissant mes objectifs et tout en devenant cette meilleure version de moi-même. Mais lesquels ?

J’ai pensé à quitter mon job pour consacrer les trois prochaines années de ma vie à faire une thèse pour découvrir ces mécanismes secrets de la motivation et de l’engagement. Je me voyais déjà décrocher un prix Nobel de psychologie !
Mais très vite, je me suis rendu compte que non seulement ces mécanismes et ces leviers secrets avaient déjà été découverts mais qu’on y était exposés au quotidien dans différentes situations !

Je me alors suis formé à la PNL (Programmation Neuro-Linguistique), et j’ai lu plusieurs livres de psychologie avant de m’intéresser à une nouvelle discipline en vogue : la GAMIFICATION. Cette discipline consiste à appliquer les mécanismes du jeu dans d’autres domaines, comme par exemple, à des sites web, au marketing ou aux réseaux sociaux.
Et c’est là que j’ai trouvé mes réponses ! C’est là où j’ai pu comprendre comment j’ai réussi à transformer ma vie en un jeu et comment je pourrais aider d’autres personnes à le faire.

La vie est un jeu

 

Je vous propose de faire un bond de deux ans en arrière pour nous replonger dans la tête du “Hanine de l’époque”.

Comme dans tout jeu de rôle, on commence avec un personnage de départ. Malheureusement dans mon cas, je n’ai pas trop eu le choix de ce personnage. Notre personnage dispose de différentes aptitudes qu’on a acquis au fur et à mesure de nos expériences. Il s’agit de les reconnaître et d’identifier nos points forts et faibles. Plus notre personnage accomplira de quêtes, de missions, plus il acquerra des points d’expérience. Et ce qui est génial dans notre jeu, c’est qu’on est totalement libre de définir les objectifs de ce jeu, les seules limites seront celles qu’on s’imposera à nous-même, probablement de peur d’échouer ou de peur qu’on se moque de nous. Enfin, on va pouvoir définir les règles de notre propre jeu.

Un bon jeu se doit d’avoir un scénario et une histoire !
D’abord, il faut se poser la question suivante : pourquoi je veux accomplir ces objectifs ? Pourquoi est-ce si important pour moi ? Qu’est-ce que ça me permettrait de réaliser ? Qu’est ce qui se passerait si je ne réussissais pas ?
Ensuite, il faut définir le niveau de difficulté de notre jeu : c’est notre zone de confort.

Le concept de zone de confort est propre à chaque personne : il désigne notre espace de sécurité, d’habitudes et de routines. C’est une bulle familière où nous nous sentons en pleine sécurité. Cette zone est aussi une « prison dorée » dont les barreaux sont une peur souvent irrationnelle (peur du regard des autres, peur de l’échec, peur de l’inconnu, manque de confiance en soi…).

Tout ce qui fait le charme d’un jeu, c’est qu’on se sente stimulé, mais juste ce qu’il faut !
Et justement une fois le niveau de difficulté défini, on établit notre plan d’action ! Quels sont les actions qui vont permettre à notre personnage d’accomplir ses objectifs ? Voilà, on vient juste de créer notre cadre de jeu !
Il y a juste un petit détail qui manque à notre jeu… Peut-être qu’il n’est pas du tout amusant. Il manque certains des ingrédients qui font qu’on s’amuse en jouant !

Les différents mécanismes psychologiques

 

Pour transformer sa vie en un jeu, on va donc intégrer quelques-uns des mécanisme secrets qui font d’un jeu, un bon jeu :

  • Accomplissement et Progression : c’est le mécanisme le plus commun dans les jeux vidéos. On part forcément au plus bas (niveau 0, sans équipement, sans compétences) pour grimper les échelons au fur et à mesure par l’accomplissement de quêtes. On ressent la notion de progression par l’accumulation de nouveaux objets mais aussi de points, de badges ou par le remplissage d’une barre d’expériences. Ce système permet de mesurer ainsi sa progression, d’avoir toujours un œil dessus et donc de rester motivé. Sans progression, le joueur quitterait très vite le jeu pour en changer. Dans la vraie vie, on pourrait transposer ça sous la forme d’un agenda, qu’on utiliserait pour notre organisation quotidienne, dans lequel on noterait nos objectifs quotidiens et nos « to do list » qu’on barrerait au fur et à mesure et surtout qu’on garderait afin de les relire de temps en temps. De cette façon, on ressent la progression et on voit nos accomplissements.
  • Les récompenses : ajouter un système de récompenses est essentiel pour maintenir sa motivation. Il faut savoir célébrer les petites victoires pour réussir à entreprendre les grands objectifs. Dans un jeu, lorsqu’on accomplit une quête, on obtient de l’argent, du nouvel équipement et on gagne un niveau ! Pour illustrer mes propos, je peux vous dire comment je restais motivé lors de ma préparation pour le marathon de Paris : je m’autorisais à écouter de la musique uniquement lors de mes séances de running.

Mais ces deux mécanismes seuls sont-ils suffisants ? Est-ce qu’à force les choses ne vont pas devenir vite ennuyeuses et répétitives ? Pour éviter que cela arrive, j’ai décidé de mettre un peu de piment dans mon quotidien. J’ai inclus un autre mécanisme qui est, je dois l’avouer, l’un de mes préférés : la curiosité.

  • La curiosité : c’est le désir de savoir et de découvrir de nouvelles choses. Associer la curiosité au hasard est l’un des mélanges les plus efficaces pour garder la motivation tout au long de sa vie. Un jeu où l’on connaîtrait déjà tous les enjeux, les quêtes, les personnages et la fin n’aurait aucun intérêt ! Alors dans mon quotidien, au lieu de prévoir quelle mission j’allais accomplir ou quelle récompense j’allais obtenir, j’ai mis en place un système de tirage au sort afin de ne jamais savoir à quoi m’attendre et être toujours tenu en haleine. J’ai tout simplement mis plein de papiers dans une grande boîte et chaque matin, j’en piochais un nouveau. Avec ce genre de système, on peut très vite se sentir comme lorsqu’on était enfant le matin de noël : on était impatient de voir si le Père Noël était passé, s’il avait bu le fameux verre de lait et manger les quelques biscuits qu’on lui avait laissé et surtout ce qu’il avait laissé sous le sapin.
  • La variété et le changement : rien de mieux pour cela que d’engager le mécanisme de la variété et du changement. Et cela tombe à pic, car la vie comporte tellement de chemins différents en passant par notre vie personnelle et professionnelle qu’il est facile de faire des choses différentes tous les jours. Ce sont toutes ces diversités qui nous permettent de maintenir un équilibre et de ne pas nous ennuyer. La diversité est aussi présente dans les aléas de la vie (les hauts et les bas). On se sent souvent impuissant face aux difficultés de la vie et on aimerait que tout soit tout le temps positif. Mais si tous ces événements n’existaient pas, la vie n’aurait aucune sauveur. Les bas – ou les échecs- nous permettent de forger notre caractère, de nous endurcir, et les hauts sont les récompenses – et les résultats – de nos efforts pour nous relever après les échecs qu’on a pu rencontré. Voir les choses ainsi nous permet de prendre du recul tout en profitant du positif dans notre vie et en relativisant sur le négatif : les mauvais moments ne sont que des challenges que la vie place sur notre chemin.
  • L’engagement social : c’est l’un des mécanismes les plus puissants. Un jeu est beaucoup plus ludique et amusant lorsqu’on y joue à plusieurs ! Les jeux multijoueurs sont les plus appréciés par les gens en général, car ça leur permet de passer du temps avec leurs amis tout en s’adonnant à leur passion des jeux vidéos. C’est pour cette raison que quasiment tous les jeux de maintenant ont une fonction “multijoueur”. Pour appliquer ça à ma vie de tous les jours, j’aime faire des défis avec des amis où on s’engage mutuellement à atteindre tel ou tel objectif avec, à la clé pour le gagnant, un verre. Par exemple, dans mon défi des 365 jours, une de mes motivations principales était les milliers de personnes qui me suivaient et qui attendaient avec impatience mes défis.
  • La peur : Un jeu qui ne comporte aucun enjeu et où perdre n’est pas possible, n’a rien d’engageant. C’est pourquoi, nous devons faire un réel travail sur nos motivations, étudier ce qui nous a poussé à commencer cette démarche et visualiser ce que cette expérience pourrait nous apporter, à nous et à notre entourage. De cette manière, on voit beaucoup mieux ce qu’on gagnerait à atteindre notre objectif et ce qu’on perdrait à ne pas le faire.

Voilà, vous savez enfin quels mécanismes il vous est possible d’appliquer dans votre vie pour la transformer en un jeu !

Si on y réfléchit bien, le processus d’amélioration et de développement personnel est probablement ce qui se rapproche le plus d’un jeu de rôle grandeur nature, sauf que là, les résultats sont réels. Dans le milieu, beaucoup de coach, d’auteurs et de conférenciers défendent l’idée qu’il faut faire des sacrifices, souffrir et se défoncer pour, éventuellement, un jour arriver à cette destination qu’est la réussite. Je trouve que cela n’a aucun sens. Lorsque l’on part d’un point A à un point B, c’est sur la route qu’on passe le plus de temps. Quel est l’intérêt de passer sa vie malheureux ?

La réussite et le bonheur ne sont pas une destination mais un chemin.
Imaginons si ça devenait aussi simple pour notre cerveau de faire des choses qui comptent vraiment pour nous que jouer à un jeu !

La vie est un jeu !

Goodbye Comfort Zone

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