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Dépassement de soi : du sport à l’entreprise

Article écrit par Anaïs, Directrice Marketing chez Squad Runner.

 

Traversée de la France à pied en solo, ultra trails, escalade… j’ai toujours été et je suis très sportive et compétitive. Comment tous ces défis me poussent à me dépasser dans ma vie personnelle et professionnelle ?

Dépassement de soi : pourquoi repousser ses limites ?

Quand je reviens d’un week-end sportif, souvent épuisée et courbaturée, on peut se demander si mes activités sportives sont vraiment bénéfiques pour ma vie professionnelle. Je travaille dans le domaine du sport en entreprise et j’ai d’ailleurs souvent entendu les arguments suivants :

  • Les sportifs sont très souvent blessés
  • Ils sont toujours épuisés
  • Ils sont concentrés sur leurs objectifs sportifs et personnels et non professionnels

Bien entendu, je ne suis pas d’accord. Sortir de ma zone de confort, me fixer des objectifs et repousser mes limites qu’elles soient physiques ou mentales pour moi est un art de vivre. Il n’est pas nécessaire de se retrouver dans des conditions extrêmes pour aller au bout de soi. Le dépassement de soi c’est aussi sacrifier sa pause déjeuner pour aller courir quand absolument rien ne nous y oblige. Le résultat ? De la confiance en soi. Qu’on relève ou non le défi qu’on s’était lancé, nous ressortons de l’expérience avec une plus grande connaissance de soi, ainsi qu’un sentiment de confiance et de fierté qui dépasse les peurs du départ.

Dépassement de soi : comment se motiver ?

Comme je vous le disais : pas besoin de se retrouver dans des situations extrêmes pour se lancer des défis. D’ailleurs en ce moment même, mon plus grand défi est de ne pas avoir de défis sportifs de l’année. Ça a l’air simple, mais la pression sociale (“Alors, tu as prévu quoi de fou cette année ?”), le manque de challenge et motivation extrinsèque (pourquoi aller continuer à courir alors que je n’ai pas de course de prévu, par exemple) et mon esprit de compétition rendent le défi ardu pour moi.

La motivation, selon Deci et Ryan (1985, 2002) est de deux natures : intrinsèque et extrinsèque.

  • La motivation intrinsèque ou motivation interne est liée au plaisir ou la satisfaction qu’on retire de l’activité. Apprendre, progresser ou encore les sensations qu’offre une activité sont des sources de motivation intrinsèque. C’est ce que je recherche actuellement dans ma pratique sportive : courir pour le plaisir sans objectif de temps ou de vitesse.
  • La motivation extrinsèques ou facteurs externes ne concernent pas tant l’activité que ses conséquences : récompenses, approbation sociale, compétitivité…

Pour garder le cap sur ses défis, il est important de faire le point régulièrement sur ses motivations : “qu’est-ce qui nous fait nous lever le matin ?”, que ce soit pour aller courir ou travailler.

Le dépassement de soi au quotidien

Pour mes défis sportifs, comme personnel et professionnel, j’applique la même méthode :

  • Rêver : avant d’agir, il faut se donner le temps de la réflexion. Quelles sont les limites aujourd’hui que je veux repousser demain ?
  • Se fixer des macro objectifs : j’ai quasiment toujours un an d’avance sur mon programme de compétitions. Bien sûr, il y a des imprévus, les blessures en font partie, et tout ne se déroule pas comme prévu mais ces objectifs à long terme me permettent de garder le cap et de rester connecter à mes rêves
  • Avancer pas par pas : “Rome ne s’est pas construite en un jour”, Mike Horn et Steve Jobs non plus. Pour ne pas me décourager face à mes défis, je m’impose tous les jours cette règles : faire au moins une tâche qui me rapproche de mon rêve.

Enfin, un dernier conseil : s’amuser et partager, deux valeurs que j’ai acquis grâce au sport et que j’applique au quotidien au sein de mon entreprise. Il ne faut pas oublier que si nos défis sont personnels, leurs effets positifs sont contagieux.

 

À propos de l’auteure : Anaïs de Squad Runner.

Diplômée en 2015 d’une grande école de commerce, j’ai ensuite rejoint l’équipe SquadRunner, dont je suis Directrice Marketing aujourd’hui. Parallèlement, je continue de réaliser mes rêves sportifs : traverser la France à pied en 2016 (550km en solitaire), courir des ultra trails et de préparer les prochains.

14 octobre 2018

1 réponses(s) sur "Dépassement de soi : du sport à l’entreprise"

  1. Article bien inspirant. Merci 🙂
    Il faut agir pour essayer d’atteindre nos objectifs. Même si certains semblent impossible, cela renforce notre confiance en nous et donc nous surprendre nous-même. Il ne faut surtout pas se laisser tenter par la procrastination qui peut nous détourner de notre objectif.

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